Alchimie : la voie de la perfection.

Publié le par Gaetanne42

 

  alchimie3.jpg  Au sens profane, l’alchimie consistait en un ensemble de procédés chimiques permettant d’obtenir la transmutation des métaux en or. Ce fut également un système scientifique & philosophique, visant à découvrir les lois cachés régissant l’univers.

 

Au sens spirituel, c’est l’art de la culture intellectuelle & morale de l’homme.

 

*   L’or potable que l’on cherchait à produire symboliquement, c’était la perfection humaine (Oswald Wirth).

 

Et cette alchimie spirituelle se sert de supports symboliques tels que le soufre, élément mâle, énergie expansive provenant du centre de l’individu et le mercure, élément femelle, énergie venant de l’extérieur, qui pénètre toute chose. Ces forces antagonistes s’équilibrent dans le sel, principe de cristallisation figurant la partie stable de l’être.

 

*   L’alchimiste se livrait à 6 opérations consécutives : la calcination, étape correspondant à la couleur noire, à l’extinction des désirs : la putréfaction qui sépare les éléments calcinés ; la solution correspondant à la couleur blanche symbolisant le sage qui résistent aux tentations ; la distillation ; la conjonction correspondant à la couleur rouge, à l’union des opposés et la sublimation correspondant à l’or, symbole de perfection.

 

*   L’alchimiste, c’est le sage  qui, prenant conscience de sa dimension symbolique, entre dans le « laboratoire » d’une nature qui devient l’oratoire de sa pensée. Il se situe au centre du monde, ou plus exactement au centre d’un monde en formation qu’il doit rendre cohérent. Il découvre alors le cosmos, c'est-à-dire une harmonie où les voies célestes se font entendre…l’univers, la parole divine dans son infinité de mondes et de cosmos.

 

*   Les opérations alchimiques se confondent avec le processus d’individuation, la recherche du Soi, cœur de la personnalité, identique à l’athanoir, creuset de l’alchimiste. Quête qui débute par le noir absolu de l’inconscience, se poursuit par la séparation des composantes de la psyché et leur analyse en profondeur, jusqu’à ce que les réelles valeurs de l’existence soient assimilées au conscient et utilisées dans la vie courante.

 

*   L’art de longue vie et d’immortalité des taoïstes était basé sur une alchimie interne destinée à « fondre la forme », refaire le corps, l’affiner par un travail alchimique. Elle englobe les techniques respiratoires, gymnastiques et diététiques.

 

    Ce cinabre intérieur visant à obtenir l’élixir d’or et le cinabre transmuté, prenait le Ying-Yang pour modèle et se conformait aux enseignements des nombres. A travers un langage symbolique, fut organisé un système logique s’appuyant sur l’idée fondamentale du dynamisme des correspondances transcendantes entre l’homme, le Ciel et la Terre, de l’équilibre du Yin et du Yang dans l’organisme humain, l’homme était considéré comme la réplique exacte du macrocosme.

 

Le but recherché était d’agir sur les principes primordiaux : l’essence, le souffle et les esprits vitaux, par la concentration et la contemplation intérieure et par la pratique de la respiration embryonnaire, sorte de régression à l’état de l’enfançon dans le sein de sa mère.

 

On allait chercher le souffle dans la Mer du Souffle, près du champ de cinabre inférieur…et on le faisait monter au cerveau, puis circuler à travers tout le corps, en s’efforçant de retenir la respiration normale qui devait être amenuisée au maximum. 

 

  

Publié dans LES SYMBOLES

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