Fruits & Légumes : une démarche de Santé Publique.

Publié le par Gaetanne42

 

  developpement-durable4.jpg  La manière de se nourrir est une des caractéristiques du fonctionnement des diverses sociétés. La gestion de l’alimentation est un enjeu considérable, tant pour la maitrise des dépenses de santé que pour la protection de l’environnement, l’économie d’un pays et la vitalité du tissu rural.

 

Le fonctionnement de la chaîne alimentaire devrait permettre l’accessibilité d’une bonne nourriture pour tous et le développement d’échanges équitables. Il est donc devenu normal de se poser la question de l’alimentation.

 

Dérives alimentaires, santé & environnement.

 

La modification de l’offre alimentaire a profondément changé la façon de manger et engendré diverses maladies « de civilisation » : obésité, hypertension, diabète, maladies cardiovasculaires, pathologies diverses, certains cancers.

 

Ce constat ne signifie pas que la chaîne alimentaire actuelle n’ait pas contribué à résoudre de nombreux problèmes nutritionnels ! Il ne s’agit pas, non plus, de faire l’éloge d’une situation alimentaire ancienne, qui fut souvent imparfaite au plan des équilibres alimentaires ou de la diversité de l’offre. Non. Cependant, il aurait été sans doute possible de mieux adapter les modes de productions agricoles et de transformations alimentaires à la satisfaction des besoins nutritionnels de l’homme.

 

Compter sur la participation active des citoyens.

 

Les possibilités d’améliorer la Santé Publique par l’alimentation sont considérables et il n’est pas utopique de vouloir y parvenir. Les obstacles ? Ils sont plus dans les esprits, les habitudes alimentaires et le manque de volonté politique que dans la difficulté à changer la chaîne et l’offre alimentaires.

 

La question essentielle est de faire adopter les bons comportements nutritionnels, non seulement en matière de FRUITS & LEGUMES, mais aussi pour la consommation d’autres éléments végétaux & animaux.

 

La densité nutritionnelle de nombreux aliments transformés gagnerait à être améliorée et le secteur agroalimentaire aurait tout à gagner à « faire le ménage » dans ses productions !

 

Les consommateurs, eux, aussi, ont un rôle actif à jouer en rejetant les produits les plus emblématiques de la « malbouffe ». Cette évolution est, certes, nécessaire mais il est indispensable qu’elle soit accompagnée par une amélioration sensible de la consommation de fruits & légumes.

 

Un rapport a défini quelques recommandations pour limiter la survenue des cancers, telles que :

 

*   Consommer au moins 600 g de fruits & légumes/jour,

*   Eviter la prise de poids en favorisant la consommation d’aliment à faible densité énergétique,

*   Limiter la consommation de boissons sucrées, 

*   Limiter la consommation d’aliments industriels contenant du sel ajouté, 

*   Pratiquer une activité physique régulière d’au moins 30 mn/jour, etc.

 

Concernant les fruits et légumes plusieurs niveau de preuves scientifiques suggèrent que :

 

*   Les aliments contenant des fibres (groseille, cassis, framboise, coing, persil, pomme…) entrent dans la prévention des cancers de l’œsophage et du colorectum ;

*   Les légumes entrent dans la prévention des cancers de la bouche, du pharynx, du larynx, de l’œsophage, des poumons, de l’estomac, du colorectum, des ovaires et de l’endomètre ;

*   Les alliacées (oignon, poireau, échalote…) entrent dans la prévention des cancers de l’estomac ;

*   L’ail entre dans la prévention des cancers colorectaux ;

*   Les carottes entrent dans la prévention du cancer du col de l’utérus ;

*   Les fruits entrent dans la prévention des cancers de la bouche, du pharynx, du larynx, de l’œsophage, des poumons, de l’estomac, du nasopharynx, du pancréas, du foie, du colorectum ;

*   Les légumes secs entrent dans la prévention des cancers de l’estomac et de la prostate ;

*   Les aliments contenants des folates (cresson, épinard, brocoli, châtaigne…) entrent dans la prévention des cancers du pancréas, de l’œsophage, du colorectum et de la prostate ;

*   Les aliments riches en caroténoïdes (carotte, poivron, melon, abricot…) entrent dans la prévention des cancers de la bouche, du pharynx, du larynx, des poumons ;

*   Les aliments riches en béta-carotène (carotte, persil, épinard, fenouil, mangue) entrent dans la prévention des cancers de l’œsophage, de la prostate et de la peau ;

*   Les aliments riches en lycopènes (tomate, melon ou pamplemousse rose…) entrent dans la prévention du cancer de la prostate ;

*   Les aliments riches en vitamine C (cassis, persil, poivron, brocoli, kiwi, fraise, orange…) entrent dans la prévention du cancer de l’œsophage ;

*   Les aliments riches en sélénium (ail, endive, poireau, champignons, pêche…) entrent dans la prévention des cancers de la prostate, des poumons, de l’estomac et du colorectum ;

*   Les aliments riches en vitamine B6 (ail, noix, banane, châtaigne, poireau, poivron…) entrent dans la prévention des cancers de l’œsophage ;

*   Les aliments riches en vitamine E (noisette, noix, fenouil, kiwi, petit-pois, épinard, persil, myrtille, avocat…) entrent dans la prévention des cancers de la prostate et de l’œsophage ;

*   Les aliments faibles en densité énergétique (tous les fruits et les légumes frais) entrent dans la prévention de la prise de poids & de l’obésité.

 

Selon APRIFEL : l’augmentation des niveaux minimum de consommation est logique au regard des résultats des études scientifiques. Leurs recommandations restent inchangées : entre 5 et 10 fruits é légumes/jour c'est-à-dire entre 400 g et 800 g/jour soit en moyenne 600 g/jour.

 

Après avoir positionné  - à juste titre  - les Fruits & Légumes au cœur d’une démarche de Santé Publique, il est temps maintenant d’améliorer leur accessibilité, en terme : de prix, de proximité, de qualité. 

  

Cet objectif nécessite le développement de nouvelles politiques au niveau agricole, au niveau régional et au niveau de diverses institutions d’éducation et de prévention.

 

Il faudra également compter avec la participation active des citoyens « consomm’acteurs » pour qu’ils acquièrent de nouveaux réflexes de consommation.

 

Pour accompagner il faudra sans doute tenter de se soustraire à la puissance du marketing alimentaire industriel...

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