Le bien-être au quotidien.

Publié le par Gaetanne42

 
  bien-etre2.jpg    Le bien-être est-il lié à un trait stable de la personnalité, de certains individus, ou est-ce un état variable, dépendant des circonstances de l’existence ?

 

La recette du Bonheur.

 

Les principaux facteurs en corrélation sont les suivants :

 

Les relations sociales constituent le plus important. Ainsi, les personnes ayant plusieurs ami (e) s  proches sont plus heureuses et en meilleure santé que les personnes solitaires. Mais plus encore que l’amitié, c’est l’attachement au conjoint qui est la source la plus importante de bien-être. Les gens mariés sont sensiblement plus heureux que ceux qui vivent seuls. A noter que la causalité peut être à double sens : les gens heureux ont en effet plus de chances de s’entourer d’amis et de trouver un partenaire.

 

Une étude a montré que 3 personnes sur 4 estimaient que leur conjoint était leur meilleur ami, et que 4 sur 5 se marieraient avec la même personne si le choix leur était à nouveau possible. Ce sont  généralement les hommes qui retirent le plus de bénéfice psychologique de la vie à deux. Cela est probablement dû au fait que les femmes fournissent plus de soutien à leur conjoint qu’elles n’en reçoivent de lui, et ont plus un rôle de confidente que leur mari.

 

Le sexe établit également une différence concernant le bien-être. Les psychologues ont coutume de considérer que les hommes sont plus polarisés par l’attention à eux-mêmes (au travers de l’affirmation  de soi, de l’esprit de compétition, du contrôle de soi, etc.), tandis que les femmes se sentent plus concernées par l’attention aux autres (participation aux groupes, coopération, attachement).
Ces comportements seraient tous deux bénéfiques à l’individu, mais de manière différente : le 1er favorise l’équilibre mental (moins de risque de dépression et d’anxiété, plus d’estime de soi), tandis que le second assure une plus grande satisfaction dans les relations humaines.

Mais ces tendances présentent aussi des aspects négatifs lorsqu’elles sont poussées à l’extrême. Ainsi, l’intérêt pour les autres devient néfaste lorsqu’il se transforme en abnégation.

 

L’âge n’est pas un facteur essentiel, même si l’on constate que l’élément cognitif du bien-être, c'est-à-dire la satisfaction de l’existence, augmente généralement avec l’âge, tandis que l’élément émotionnel, c'est-à-dire le bien-être ressenti diminue.

 

Le travail a 2 effets importants sur l’équilibre psychologique d’un individu : il donne un sentiment d’utilité personnelle et crée des liens avec d’autres personnes.
Mais il peut également être source d’insatisfactions : soit parce qu’il est trop exigeant et dépasse nos capacités, ce qui crée du stress et de l’anxiété ; soit à l’inverse, parce qu’il ne nous permet pas d’utiliser toutes nos potentialités, ce qui conduit à l’ennui.
L’idéal est évidemment un moyen terme, l’équilibre entre les exigences d’un travail et la capacité de l’individu à y répondre.

 

La religion augmente la satisfaction dans l’existence et constitue un support psychologique efficace face aux évènements difficiles de l’existence (deuil, divorce, chômage, maladie grave), comme l’on montré plusieurs enquêtes menées aux Etats-Unis et en Europe. Deux explications à cela : la personne croyante bénéficie du soutien d’une communauté amicale, et trouve dans sa foi un sens à l’existence.

 

L’argent est un bon serviteur et un mauvais maître.

 

Le niveau socio-économique doit également pris en compte.
L’argent ne fait pas le bonheur, mais le manque d’argent peut faire le malheur, pourrait-on dire au vu des très nombreuses études sur le lien entre niveau de revenu et niveau de bien-être. Les comparaisons internationales sont très éclairantes à ce sujet.

D’une part, les habitants des pays riches se disent globalement plus heureux que ceux des pays pauvres. Il faut cependant tenir compte du fait que les pays riches sont souvent aussi des régimes démocratiques, ce qui est un élément favorisant également le bien-être. Cependant, dès qu’un pays assure à ses habitants une vie décente, la différence de richesse ne joue plus qu’un rôle minoritaire dans l’accès au bien-être.


On pourrait dire que la richesse est comme la santé : son absence peut conduire à la misère, mais sa présence ne constitue pas une garantie de bonheur.

 

En fait, la possession de richesses peut même parfois s’opposer au bien-être.
Les personnes qui considèrent les relations familiales et amicales, la solidarité et le sentiment d’autonomie personnelle comme des valeurs centrales de leurs existences éprouvent un bien plus grand bien-être que celles qui aspirent surtout à la réussite financière.

 

La « mentalité » nationale a également été étudiée par les chercheurs. Une étude européenne a montré que, contrairement à ce que l’on aurait pu attendre, on ne trouve pas un niveau de bonheur plus élevé dans les pays où les valeurs hédoniques sont les plus valorisées. Par ailleurs, les habitants des pays à culture collective comme le Japon éprouvent moins de bien-être que ceux des pays à culture individualiste, où les normes autorisent plus facilement l’expression des émotions positives.

 

  serein2.jpg    Les gens heureux ont une histoire.

 

De nombreux travaux conduisent à penser que certains traits de personnalité caractérisent particulièrement les personnes heureuses : l’estime de soi, le sentiment de contrôler son existence, l’optimisme et l’extraversion. On constate que ces personnes se concentrent moins sur elles-mêmes, sont moins hostiles, plus aimantes, ont plus confiance dans les autres, sont plus créatives et sociables et plus prêtes à pardonner. On a mis en évidence à travers une étude que les personnes considérées par leurs proches comme heureuses sont également celles qu’ils perçoivent comme altruistes.

 

Par ailleurs, les personnes dépressives ont tendance à considérer qu’elles sont responsables des évènements négatifs qui leur arrivent et que ces évènements sont appelés à se reproduire. Les personnes heureuses adoptent, elles, la même attitude, mais à l’égard des évènements positifs.

 

Les personnes heureuses, d’ailleurs, ont souvent une perception biaisée de la réalité, constituée d’illusions mentales positives (une image de soi exagérément positive, un sentiment irréaliste de contrôle sur les évènements, un optimisme excessif).
Elles sont tendance, par exemple, à penser que le présent est meilleur que le passé et que le futur sera encore meilleur. Elles estiment également qu’elles auront l’occasion de vivre toutes sortes d’évènements plaisants, nettement plus que les autres, par exemple recevoir un bon salaire, avoir un enfant doué. Et elles estiment inversement qu’elles seront moins victimes d’évènements fâcheux que la moyenne des gens, tels avoir un accident, être victime d’un crime, ou tomber malade.

Les individus dépressifs ont, pour leur part, une vision plus réaliste d’eux-mêmes et des évènements.

 

Apprendre à être heureux.

 

Précisément, peut-on favoriser le bonheur ?

 

Sur un plan social, il est évident que le passage de la pauvreté à un mode de vie décent favorise le bien-être.

 

A l’échelon individuel, des programmes ont été mis au point afin d’améliorer le bien-être personnel, avec des effets variables. Ecouter de la musique gaie, parler de sujets agréables, regarder un film drôle, sont des activités qui ont un effet positif sur presque tout le monde, mais avec une durée d’impact évidemment limitée.

Une méthode plus efficace et plus pertinente consiste à noter quotidiennement les évènements agréables et l’humeur ressentie, puis à s’engager plus souvent dans les activités qui en ont été à l’origine.

 

Par ailleurs, la thérapie cognitive est une méthode efficace, non seulement pour aider les personnes dépressives à surmonter leurs difficultés, mais également pour améliorer le bien-être des personnes normales. Cette méthode consiste à transformer le regard que nous portons sur les évènements de l’existence et sur le rôle que nous pouvons jouer, cependant la plupart des gens n’ont pas besoin de formation ou de thérapie pour mieux vivre.

Ce dont ils ont surtout besoin, c’est d’améliorer plus fortement leurs relations sociales, de trouver un emploi véritablement satisfaisant, et des loisirs qui soient parfois actifs et parfois relaxants...

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