« Mieux » plutôt que « plus » !

Publié le par Gaetanne42

 

  coccinelle.jpg  Décroissance, sobriété, simplicité, relocalisation, proximité, autonomie, écologie, temps libre… Nous connaissons tous ce vocabulaire pour l’avoir entendu ici ou là. Pourtant, la simplicité volontaire nous propose de lier ces notions en un tout cohérent, à mettre en pratique tout de suite.

 

Le fameux slogan « travailler plus pour gagner plus » n’a de sens que dans une logique de croissance infinie. Effectivement, cela peut, dans certaines situations, marcher sur le très court terme. Mais il ne pose pas les vraies questions :

 

*   Travailler plus, d’accord, mais jusqu’à quel point ? Il n’y a que 24 h par jour et l’être humain a bien d’autres perspectives (espérons) que de produire comme une machine. Passer sa vie à la « gagner », n’est-ce pas, au fond, la « perdre », c'est-à-dire renoncer à son épanouissement personnel, donnée essentielles dans une (courte) vie ?

 

*   Gagner plus ? Banco ! Mais pour quoi faire ? La réponse est simple : pour dépenser plus, dans le but de relancer l’infernale machine de la croissance, pardi ! Hélas, ces dépenses correspondent trop souvent à de faux besoins ou alors sont trop élevés pour la qualité réelle du bien ou du service rendus. On le voit, le « plus «  engendre forcément un « encore plus », lui-même bientôt surpassé par un « beaucoup plus », cela n’aura jamais de fin…

 

Depuis la récente prise de conscience que le pétrole sera désormais une denrée de plus en plus chère, les Français s’intéressent aux moyens de réduire leurs dépenses, faute de « gagner plus » (évidemment) pour payer le surcoût. Au moins cette crise aura-t-elle (un peu) réveillé les consciences.

 

Un enfant de 7 ans comprendra aisément qu’une croissance infinie n’est pas possible sur une planète finie. Fatalement, un jour ou l’autre, il n’y aura plus assez de pétrole pour rassasier notre modèle économique. Bien plus préoccupant : il n’y aura plus assez d’eau potable, de poissons dans les mers, de forêts, de biodiversité végétale & animale, de terres cultivables, d’air respirable…. Et j’en passe…

 

La solution ? Elles est évidente et viendra d’elle-même : nous devons absolument réduire nos besoins et nous désencombrer de l’inutile (bien souvent polluant et non durable (donc réparables et simples à réparer) et renouvelables (respectueux de l’environnement).$

 

Oui, nous pouvons « vivre mieux en consommant mieux ».

Oui, nous pouvons réduire drastiquement nos factures (notamment énergétiques) sans faire l’impasse sur le confort.

Oui, nous pouvons « travailler moins et vivre plus » sans nécessairement plonger dans la précarité.

 

Par où commencer ?

 

*   D’abord, analysez vos vrais besoins, ceux qui vous apportent santé & joie de vivre.

*  Consommez local (posez-vous la question d’où viennent le café ou les bananes), de saison (oubliez les fraises en hiver) et BIO.

*  Consommez simple (privilégiez le vrac, évitez les suremballages) et frais (fruits & légumes du jour).

*   Travaillez près de chez vous, (si vous le pouvez !) privilégiez les transports en commun ou, mieux, le vélo !

*   Pensez durable, réparable et recyclable. Ne tombez pas dans le piège des « avancées » technologiques, où vous serez toujours en retard d’une innovation.

*   Enfin, ne gaspillez pas ! Chaque fois que vous pouvez, recycler, compostez, réutilisez, partagez, échanger…

 

Pourquoi ce vocable « simplicité volontaire » ?

 

Parce qu’aujourd’hui, à l’ère technologique, la simplicité n’est plus « naturelle » comme autrefois, elle doit être voulue. Mais, demain, nous n’aurons plus le choix !

 

                        J.P. CAMO (Auteur du livre : La Saga du Vinland)

 

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